Randonnée botanique

Notre balade,  rando ou marche était pilotée ce dimanche par Louise, habitante du Monteil commune de Vieille-Brioude, qui nous a initiés à l'observation de la faune et flore rencontrées en chemin..

Nous nous sommes retrouvés quinze, y compris le chien Titou, au départ du Monteil avec plein de nouvelles et de nouveaux.

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Randonnée pédestre


À peine sortis du village, notre guide nous fait admirer un faucon crècerelle qu'on peut reconnaître à son vol sur place et à ses longues ailes pointues. On ne peut pas le confondre avec le milan royal dont l'envergure est plus grande et dont la longue queue marron triangulaire est profondément échancrée. 

Nous avons la chance de voir les deux. 

En direction du GR de Pays 470, fameux "Robe de Bure et Cotte de Mailles" qui vient de Langeac-Lavoûte  et qui va sur Lavaudieu - La-Chaise-Dieu,  un non moins majestueux (que les oiseaux) buisson noir en fleurs.... blanches (que je croyais être de l'aubépine !  Aie!) nous occupe un moment.

C'est bien le buisson noir dont l'épine était  rentrée dans mon gros orteil dans les années 60 au "temps des mammouths  laineux"* et en ce temps-là point de baskets pour les petites filles en nus-pieds tout l'été. 
Et pour éviter l'infection et faire sortir la bête noire ma mère me faisait tremper le gros orteil dans de l'eau bouillante javellisée... et ça marchait ! 

Aujourd'hui  le buisson noir (Black bush en anglais) évoquera pour certains le Bushmills Black Bush, whisky d'Irlande du Nord, non tourbé et aux notes de malt, d'herbe fraîche et vanille.

Mais laissons le BBB aux Irlandais et préférons la recette de Marie qui fait un apéro léger avec les gentilles feuilles du buisson noir.

Le GR "Robe de Bure" est un beau chemin à travers bois en contre haut de la rivière Allier où nous voyons quelques vestiges du passé : les murets en partie détruits et les cabanes de vigne témoignent du  passé viticole, pas si lointain, de ce coin de la vallée de l'Allier.

À la place des vignes le pin sylvestre, pinus sylvestris (résineux très présent en Auvergne en concurrence pour la 1ère place avec  l'épicéa, le sapin pectiné et le douglas) s'est installé quand il n'est pas menacé par le scolyte du pin!
On reconnaît le pin sylvestre par son écorce gris brun foncé en bas et orangée en hauteur. 

Parmi les pins, des chênes un peu rabougris cherchent leur place et compensent par une grande progéniture. On trouve aussi quelques genévriers aux baies encore vertes en forme de cônes et qui à maturité bleuiront, se croqueront ou se mettront dans la choucroute. Ces baies sont aussi un puissant diurétique, elles favorisent l'élimination des toxines et facilitent la digestion... de la choucroute. 
Sans compter que les genévriers servaient de cabanes à Marie-Claude au temps des mammouths laineux.*

Avant d'arriver à Taponet, tout petit hameau abandonné en face de papa Tapon situé de l'autre côté de la rivière, nous rencontrons un apiculteur qui vient de poser les pièges à frelons asiatiques. Ses abeilles se portent bien — nous sommes en plein bois — mais il reste prudent face à une possible invasion.

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Randonnée pédestre


Arrivés sur le plateau, le temps brumeux ne nous laisse pas vraiment voir les sommets du Sancy et le Puy-de-Dôme mais on est sauvé car le relais de Craponne blanc et bien visible met tout le monde d'accord sur l'orientation.... et le Monteil n'est pas loin avec son imposant et démesuré abri bus (dont je tairais le nom pour ne surtout pas lui faire de pub alors qu'il ne cherche que ça) car où sont les enfants ? dans la vallée ? 

Randonnée pédestre


Ce n'est pas perdu pour tout le monde, le banc est un bel endroit d'observation pour cette vieille dame et le marcheur égaré ou simplement à la recherche d'un abri ne manquera pas de savourer la qualité de l'hébergement en bois.

Merci à Louise pour cette jolie balade et bienvenue aux nouvelles-nouveaux marcheuses et marcheurs.

PS : En redescendant par Dintillat on a eu la chance d'observer pendant quelques dizaines de secondes 2 chevreuils face à nous dans un pré en contre haut. 

* Référence au livre de feu Serge Bouchard, "C'était au temps des mammouths laineux" écrit en français du Canada, et dont je n'ai pas pu m'empêcher de vanter son auteur extraordinaire d'humanité.

 

Mercredi 25 mars 2026

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